30.06.2007
Encore en deuil ...
Le décès de Georgia, le décès d’une amie ici, le décès … en général me replongent
ces derniers jours dans la douleur d’avoir perdu mon amie Claudine. Elle aurait eu
78 ans le 2 juillet. J’y pense encore tout le temps, bien plus peut-être qu’à mes parents
parce qu’elle a connu et soulagé la partie la plus douloureuse de ma vie.
Je vous en ai certes déjà parlé : je l’ai connue à la naissance de ma petite sœur, j’avais
13 ans et ma mère délaissait un peu l’adolescente que je devenais –qui dit adolescence
dit problèmes- au profit de son tout petit poupon charmant et qui la rajeunissait beaucoup.
Cette époque de mes 13 ans, j’ai commencé à fréquenter la librairie tenue par Claudine
et son mari, Pol Bury, loin d’être connu à l’époque, mais qui a fait une carrière phénoménale
dans l’art, surtout en tant que sculpteur : ses fontaines sont déjà fort célèbres.
Claudine, qui avait 9 ans de plus que moi, en manque d’enfant –que son mari ne voulait pas-,
s’est intéressée à moi, s’est attachée à moi et nous sommes devenues extrêmement proches,
une vraie sorte d’amour, on ne peut plus platonique, nous a réunies : je ne sais pas comment
définir cet amour, mais c’en était vraiment ! Pourtant plus tard, nous n’avons plus eu que rarement l’occasion de nous voir, mais on s’écrivait, et surtout, chaque dimanche à 11 heures,
on se téléphonait, une fois elle, une fois moi … plus bien sûr d’autres coups de fil dans des cas
plus douloureux. Les 4 sœurs ressentent tant l’absence de leur mère, moi, c’est Claudine, bien
plus que ma mère, relativement indifférente à ses enfants, et il y a déjà 6 ans qu’elle me
manque, et je vous assure que chaque dimanche à 11 heures, j’ai une sacrée crispation au
cœur.
Mais voilà, rien à faire, c’est comme ça. Accepter, accepter surtout que mon décès à moi ne
nous permettra pas de nous retrouver … et quand bien même ces retrouvailles seraient possibles,
combien d’aimés en retrouverions-nous, quel âge auraient-ils par rapport à nous , Vais-je retrouver si je meurs à 80 ans un père de dix ans plus jeune que moi, un grand amour qui aurait
toujours ses 40 ans, une sœur de quelques jours ? Et d’autres « aimés » : Mozart à 39 ans, par ex. Non, ce n’est pas envisageable. Dommage peut-être, ou alors quel risque d’immenses déceptions !
Temps d’automne aujourd’hui en Gaume, ce qui explique sans doute mes idées de Toussaint …
Sinon, allez, disons que ça va, en tous cas mieux … Je vous remercie, je vous embrasse.
14:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.06.2007
Message d'uhne vieille édentée
(2)
De Bruxelles, j’ai réussi à envoyer une note, mais en créant un nouveau blog. De retour en Gaume, j’ai réussi aussi à me relire : quel progrès ! L’étape actuelle est d’envoyer une note à partir de ce PC-ci, et si possible sans qu’il y manque les 3 ou 4 premières lettres de chaque ligne …
Je m’y remets donc, au blog, mais comme tout au début, sans trop savoir quoi dire, j’ai un peu perdu le contact. Et comme mes pensées sont plutôt dans le gris, je n’ai pas envie de raconter des choses qui ne vont pas très bien.
A un moment, dans ma déjà longue vie, pour m’obliger à écrire, j’ouvrais au hasard le dictionnaire et commentais un des mots de la double page, mais je me sens trop vieille pour ce genre de petit jeu !
Si, j’ai quand même quelque chose d’étonnant à vous raconter : je ne sais plus si je vous avais fait part de mes assez graves problèmes de gencive, ce qui m’avait valu l’extraction d’une dent saine pour pouvoir aller tripatouiller en dessous. Et depuis un peu plus d’une semaine, j’ai comme une dent de lait qui pousse : d’abord une toute fine dentelure, puis 1 mm de haut sur 0.5 cm de large, puis 2 mm de haut. Je me pose des questions ! Je vais prendre rendez-vous chez mon dentiste -qui a un si beau regard- c’est peut-être un moyen psychologique pour aller le voir ? Je suppose que ce ne sont que des restes du curetage de la gencive, qu’il va bien falloir enlever.
Voilà, c’est tout pour mon essai d’aujourd’hui, j’ai d’ailleurs fort chaud ici, je vais retourner dans le « pêle », mot gaumais qui désigne la pièce à vivre (où se trouvait le poële) et ici, il y fait toujours une t° des plus agréables, grâce aux murs très épais.
Je vous salue, vous souhaite plein de bonnes choses et vous fais la bise.
15:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.06.2007
Repartir ???
16 juin 2007
Me revoilà, ex Maola, devenue (peut-être) Lomao ? Toujours chez Haut et Fort !
J’ai eu énormément de problèmes informatiques, j’en ai eu marre et plus eu envie de chercher : mais vous me manquez, les contacts avec vous , même espacés, pas non plus toujours d’un intérêt majeur, m’ont rendue plus isolée encore. J’ai mal, mal, mal sans savoir dire où ni pourquoi … Mais j’ai continué à vous lire, de Pralinette, sur son, non petit, mais grand nuage de bonheur, dans ses voyages et promenades, Teberli (qui doit avoir des intérêts dans les claviers pour nous adresser tant de Grrrrrrrrrrrrrrrrrr ou de Pffffffffffff, voire eeeeeennnerrrrvvvveee, ou aaahhhhh ou nnnooooonnnnn ?). Mon ange gardien Manutara, monté en grade en archange grâce à Don Esteban, comme je voudrais le voir apaiser aussi Olivier, que je sens si perturbé. Oui, j’ai aussi un fils homosexuel, ce n’a pas été facile à intégrer (bien que je ne me sente pas trop si hétéro moi-même : autrefois, pcq maintenant c’est toute une autre vie) et bnref, les réactions d’Olivier m’intéressent souvent. Que Don Esteban l’apaise et le protège !
Et les sœurs, après tant de difficultés avec leurs parents, finissent par perdre leur chère Georgia, ce qui, pour nous tous qui avons dû aussi devenir vraiment adultes le jour de la mort de notre mère et devons revivre régulièrement ce traumatisme chaque fois qu’une mère nous quitte. Je leur ai dit, et je le redis, elles ont une extrême chance d’être vraiment très liées et de pouvoir se soutenir mutuellement.
Je ne vais pas très bien : la charge de mon mari handicapé est plus difficile que je ne le croyais, j’espérais qu’il allait aussi s’apaiser, mais c’est très aléatoire, des jours bien, des jours horribles –qui me donnent envie de me sauver, voire de « nous » supprimer-, mais il y a heureusement, en Gaume, mes petits chats qui se couchent contre moi la nuit : les nuits au moins sont tendres et tout en douceur.
J’ose espérer que ce nouveau blog va fonctionner normalement, j’espère que mes commentaires pourront vous arriver.
Votez bien, encore !!!! J’étais rentrée à Bxl pour voter, mais que c’est compliqué ici !
De tout ça aussi, j’en ai bien marre.
Je vous adresse toutes mes amitiés, je vous embrasse, et vite, à bientôt !
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