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26.07.2007
Une journée particulière
24 juillet de l’an de grâce 2007 : une journée particulière.
Je suis entrée dans ma septantième année (on est belge ou on ne l’est pas !)
soit je viens de fêter mes 69 ans, le bête chiffre par excellence, Dieu sait
combien je n’ai pas envie que l’on me souhaite une bonne année érotique !
Mais ce fût malgré tout une belle journée, hélàs une de celle dont on se dit que
ce sera peut-être la dernière.
Mes deux fils sont venus passer deux jours et dans la soirée, vu le temps qui
était redevenu magnifique, nous avons été faire un petit tour à Torgny, le village
le plus au sud de la Belgique , avec sûrement des règlements très stricts en
urbanisme : certes, c’est un village très (trop pour nous) touristique, restauré avec
intelligence et bon goût, très fleuri, mais malgré ce côté un peu tape à l’œil quand
même, il fait doux s’y promener dans ses petites rues escarpées. Promenade terminée
par le resto, qui se limite à deux types de menus, toujours excellents, grande porte
ouverte sur la terrasse méditerranéenne, pleine de fleurs, de fruits et d’oiseaux …
Il y a longtemps que nous n’avons plus été rien qu’à quatre, la petite famille de
départ, heureuse petite famille mais pendant un temps bien trop court. Si moi
j’ai « pardonné » ou du moins considéré qu’il y avait prescription, mes deux fils
sont encore plein de rancœur vis-à-vis des moments difficiles que mon mari nous a
fait vivre, mais aujourd’hui, la douceur de la soirée nous inclinait à la sérénité.
Plus tard, quand mon mari s’est endormi devant la tv, comme d’habitude, nous avons
parlé, ils m’ont dit l’avoir trouvé très fatigué, sans beaucoup de réactions, fort vieilli
et nous avons bien senti que c’était là, ici, maintenant, la fin de quelque chose. Eux
aussi commencent leur deuil en quelque sorte.
Mercredi : J’ai déposé l’aîné à l’aéroport de Luxembourg, le cadet est retourné à
Bruxelles et me voilà à nouveau seule, sans pouvoir m’endormir, c’est l’angoisse, la détresse. Je voudrais une épaule sur laquelle pleurer, quelqu’un qui me serre contre lui, mais au
fond, à part Claudine, en ai-je jamais eu une ?
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Commentaires
Pardon pour ces débordements, mais, c'est vrai, ce qui est dit soulage ! Et en plus, encore une maladresse au départ, mon angoisse est vraiment très étalée : qu'ai-je encore fait comme bêtise ?! C'est déjà mieux, je me sens un peu moins angoissée, mais il est vrai aussi que je dois m'attendre à des jours, des mois (voire des années) bien difficiles. A +.
Ecrit par : maola | 27.07.2007
Pardon pour ces débordements, mais, c'est vrai, ce qui est dit soulage ! Et en plus, encore une maladresse au départ, mon angoisse est vraiment très étalée : qu'ai-je encore fait comme bêtise ?! C'est déjà mieux, je me sens un peu moins angoissée, mais il est vrai aussi que je dois m'attendre à des jours, des mois (voire des années) bien difficiles. A +.
Ecrit par : maola | 27.07.2007
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