12.07.2007

amis à l'iralienne ...

 

Je viens de voir par hasard, en zappant, un téléfilm belge qui raconte l’arrivée de la 2ème génération d’Italiens (les enfants jeunes des premiers) , dans le centre de la Belgique  : chez moi donc. Voilà qui me replonge dans ma jeunesse d’adolescente.  L’amitié des « nantis » et des « gens du coron » était mal vue.

Cependant, comme mon père était l’avocat officiel du consulat d’Italie à La Louvière , j’ai été amenée à fréquenter plus facilement ces italiens, à parler un peu (mon père apprenait l’italien intensivement), tout un climat très tendu jusqu’aux grandes grèves de 60 (ou 61 : là, je me souviens moins pcq toute jerune mariée !).

Je considère mon pays de naissance comme à moitié italien : La Louvière été un moment la ville le plus peuplée d’italiens de Belgique, je trouve que ça me donne une très petite ascendance italienne dont je suis fière, et je suis très apte à comprendre le désenchantement de ces personnes qui espéraient renter, riches en Italie, et qui sont toujours là, plus riches, certes, voire bien nantis, mais avec toujour une très grande amertume de ne pas avoir pu retrouver leur village, leur ciel, leur famille, leur pays.

Vers 12-13ans, j’avais un « suiveur » italien fidèle, que je trouvais tellement tellement beau, mais j’avais peur, c’était probablement mieux.  Mais savez-vous que j’en rêve encore, quasi 60 ans près ?  Jamais su son nom …

 

 

 

05.07.2007

Mère tueuse

 

 

     J’ai des larmes plein les yeux, le cœur en capilotade, j’ai envie de boire pour oublier, mais j’ai déjà la nausée : je viens de tuer deux des trois bébés chats nés aujourd’hui.  Il faut bien se limiter et nos moyens ne nous permettent pas de faire châtrer tous les chats que nous nourrissons derrière.  Les 4 nôtres sont évidemment châtrés.  J’en ai laissé un à la petite mère, qui m’a fait confiance et qui a mis bas dans la caisse que je lui avais préparée.  Que je suis indigne !

Ce n’est pas cela qui va arranger nos sentiments moroses.

     Mais demain, je repars chez moi, une semaine plus relax j’espère, avec beaucoup à faire en perspective.  Je commence par espérer que la route me sera favorable : marre des accidents et des embouteillages constants …   Je vous salue et vous embrasse.





30.06.2007

Encore en deuil ...

 

Le décès de Georgia, le décès d’une amie ici, le décès … en général me replongent

ces derniers jours dans la douleur d’avoir perdu mon amie Claudine.  Elle aurait eu

78 ans le 2 juillet.  J’y pense encore tout le temps, bien plus peut-être qu’à mes parents

parce qu’elle a connu et soulagé la partie la plus douloureuse de ma vie.

Je vous en ai certes déjà parlé : je l’ai connue à la naissance de ma petite sœur, j’avais

13 ans et ma mère délaissait un peu l’adolescente que je devenais –qui dit adolescence

dit problèmes-  au profit de son tout petit poupon charmant et qui la rajeunissait beaucoup.

 Cette époque de mes 13 ans, j’ai commencé à fréquenter la librairie tenue par Claudine

et son mari, Pol Bury, loin d’être connu à l’époque, mais qui a fait une carrière phénoménale

dans l’art, surtout en tant que sculpteur : ses fontaines sont déjà fort célèbres.

Claudine, qui avait 9 ans de plus que moi, en manque d’enfant –que son mari ne voulait pas-,

s’est intéressée à moi, s’est attachée à moi et nous sommes devenues extrêmement proches,

une vraie sorte d’amour, on ne peut plus platonique, nous a réunies : je ne sais pas comment

définir cet amour, mais c’en était vraiment !  Pourtant plus tard, nous n’avons plus eu que rarement l’occasion de nous voir, mais on s’écrivait, et surtout, chaque dimanche à 11 heures,

on se téléphonait, une fois elle, une fois moi … plus bien sûr d’autres coups de fil dans des cas

plus douloureux.  Les 4 sœurs ressentent tant l’absence de leur mère, moi, c’est Claudine, bien

plus que ma mère, relativement indifférente à ses enfants, et il y a déjà 6 ans qu’elle me

manque, et je vous assure que chaque dimanche à 11 heures, j’ai une sacrée crispation au

cœur.

Mais voilà, rien à faire, c’est comme ça.  Accepter, accepter surtout que mon décès à moi ne

nous permettra pas de nous retrouver … et quand bien même ces retrouvailles seraient possibles,

combien d’aimés en retrouverions-nous, quel âge auraient-ils par rapport à nous ,  Vais-je retrouver si je meurs à 80 ans un père de dix ans plus jeune que moi, un grand amour qui aurait

toujours ses 40 ans, une sœur de quelques jours ?  Et d’autres « aimés » : Mozart à 39 ans, par ex.  Non, ce n’est pas envisageable.  Dommage peut-être, ou alors quel risque d’immenses déceptions !

Temps d’automne aujourd’hui en Gaume, ce qui explique sans doute mes idées de Toussaint …

Sinon, allez, disons que ça va, en tous cas mieux … Je vous remercie, je vous embrasse.